Les bienfaits du pollen

Vous avez dit bienfaits ?

Quand on parle pollen, on pense allergie. Le réseau national de surveillance aérobiologique nous communique régulièrement son bulletin allergo-pollinique avec les espèces responsables suivant les régions. On peut ainsi prévoir le risque allergique.

http://www.pollens.fr/docs/vigilance.html

A Limoges, au jardin de l’Evêché, un pollinarium sentinelle a été créé en partenariat avec l’ARS (agence régionale de santé) et des allergologues. Ce jardin regroupe les

espèces allergisantes les plus courantes de la région. Leur observation quotidienne permettra de surveiller les premières émissions de pollen et d’informer les services sanitaires.

Actuellement, la surveillance est accrue pour le pollen d’une plante, l’ambroisie. Elle est en train d’envahir toute la vallée du Rhône et au-delà et son pouvoir allergisant est extrêmement élevé.

Mais c’est quoi le pollen?

C’est l’élément fécondant mâle des fleurs.

Il est contenu dans des « sacs » à l’extrémité des étamines. De forme plus ou moins ovoïde, sa taille est de quelques dizaines de micromètres (les plus petits sont les plus allergènes : bouleau, noisetier, platane…).

Le pollen est transporté par le vent ou par les insectes, la germination se produit quand il atterrit sur le pistil (élément femelle) d’une fleur de la même espèce.

pollen1

L’abeille le ramène à la ruche où il est stocké sous forme de pelotes. Il est tassé par les ouvrières, va subir une fermentation lactique (c’est le principe de l’ensilage utilisé en agriculture).

Le pollen sert de nourriture aux insectes butineurs comme les abeilles dont il est la principale source de protéines. Sa composition varie suivant le climat, le sol, la saison, le type de fleur. Il est riche en vitamines B.

Il entre dans la composition de la gelée royale et du miel.

Quelles utilisations par l’homme?

La palynologie est l’étude des pollens et des spores (actuels ou fossiles). Les domaines d’application de cette science sont vastes.

En géologie : datations relatives des couches sédimentaires. Cette méthode est très utile dans la recherche pétrolière.

En archéologie : informations sur l’environnement végétal, sur les pratiques alimentaires et agricoles, les rites funéraires, les niveaux d’occupation et d’abandon des sites… Cette méthode a permis par exemple d’éclairer sur l’origine du linceul de Turin.

En criminologie : indices complémentaires sur les milieux visités par une victime ou un suspect.

En agriculture : détermination de l’origine géographique et composition des miels, détection des fraudes, suivi de la pollinisation des vergers, prévision des certaines maladies cryptogamiques, prévisions des récoltes.

En médecine : détermination du calendrier pollinique par jour et par région pour connaître les risques d’allergie.

En phytothérapie : stimulation du système immunitaire, fortifiant. Ne pas utiliser chez le patient allergique.

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