Vaccins : êtes-vous à jour?

Un peu d’histoire :

Il semblerait que dès l’antiquité l’homme ait essayé de s’immuniser contre les maladies par différentes méthodes empiriques. Au 17ème siècle, se développe l’inoculation par voie intradermique (de squames ou de pus prélevés sur un malade) pour protéger contre la variole. Mais la mortalité est élevée 1 à 2 %.

En 1796, le médecin anglais Jenner inocule à un enfant de 8 ans du pus prélevé sur une fermière atteinte de la vaccine, variole des vaches. 3 mois plus tard, il lui inocule la variole, l’enfant est protégé. La vaccination est née.

Le principe est expliqué par Louis Pasteur en 1881 : « des virus affaiblis ayant le caractère de ne jamais tuer, de donner une maladie bénigne qui protège d’une maladie mortelle ».

En 1885, Pasteur vaccine un enfant contre la rage alors que ce dernier avait été mordu par un animal enragé.

Quelques dates :

1885 : vaccin contre le choléra

1896 : vaccin contre la typhoïde

1897 : vaccin contre la peste

1923 : vaccin contre la diphtérie

1926 : vaccin contre le tétanos

1926 : vaccin contre la coqueluche

1942 : vaccin contre la grippe

1952 : vaccin contre la poliomyélite

1963 : vaccin contre la rougeole

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1964 : vaccin contre la rubéole

1967 : vaccin contre les oreillons

1981 : vaccin contre l’hépatite B (1er vaccin qui protège contre un cancer)

1985 : vaccin contre l’hépatite A

2006 : vaccin contre le papillomavirus

Principe de la vaccination :

Elle consiste à introduire chez un individu, de façon préventive, une préparation dérivée d’un agent infectieux ou similaire à celui-ci.

La vaccination reproduit en toute innocuité la réponse immunitaire provoquée par l’infection naturelle. Elle induit une mémoire spécifique du système immunitaire qui sera activée lors d’un contact avec l’agent pathogène virulent « sauvage » afin de prévenir l’apparition de l’infection.

Différents types de vaccins :

Il en existe 3 sortes :

  • les vivants atténués (oreillons, rougeole, rubéole, varicelle, zona, tuberculose, fièvre jaune)
  • les non vivants inactivés entiers (poliomyélite, rage, encéphalite à tiques…)
  • les non vivants fractionnés (grippe, hépatite B, coqueluche, diphtérie, tétanos…)

Chiffres clés :

3 000 000 : nombre de décès évités chaque année dans le monde grâce à la vaccination, selon l’OMS

0 : nombre de cas de poliomyélite en France depuis 1997 et de variole dans le monde depuis 1977

26 : nombre de décès liés au tétanos survenus en France entre 2005 et 2014

80 % de Français favorables à la vaccination en général mais 19 % des 15 à 75 ans estiment ne pas être à jour de leurs vaccins

Idées reçues sur la vaccination :

Il est inutile de se faire vacciner contre des maladies qui n’existent plus en France  : FAUX

Ces maladies réapparaîtraient du fait notamment de l’augmentation des déplacements internationaux. C’est le cas de la poliomyélite qui sévit encore dans certains pays d’Asie et d’Afrique. En 2013, 13 nouveaux cas ont été déclarés en Syrie à l’OMS probablement dus à l’arrêt des vaccinations lié aux acheter sildenafil mylan yahoo conflits dans ce pays.

Les vaccins recommandés sont moins importants que les vaccins obligatoires : FAUX

Toutes les vaccinations présentes dans le calendrier vaccinal ont un intérêt en termes de santé publique. Aucun vaccin ajouté depuis 1964 n’a été rendu obligatoire. Or certaines maladies pour lesquelles la vaccination est recommandée ont un fardeau comparable, voire plus important que que celui des maladies pour lesquelles la vaccination est obligatoire.

 

2013, l’année des changements :

Cette année-là, le calendrier vaccinal a été profondément remanié et simplifié pour l’enfant comme pour l’adulte.

L’objectif était de réduire le nombre de doses à injecter et le nombre de rendez-vous vaccinaux. Les évaluations montraient que l’on pouvait aussi bien protéger avec moins de doses.

On est passé du principe de rappels à intervalle fixe (tous les 10 ans) à celui de rappels à âges fixes (25, 45, 65 ans) et plus espacés (20 ans) jusqu’à 65 ans, où l’on revient à un intervalle de 10 ans car le système immunitaire est moins performant.

Et vous, êtes-vous à jour?

En cas de doute, vous pouvez nous montrer votre carnet de santé afin de faire le point.

 

vaccin calendrier2016

 

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